De l'épineuse question des bulles...

Me voici devant un problème fondamental de compréhension de l’image, et du dialogue. Je n’apprécie pas vraiment les bulles... Surtout celles de « pensées » ; vous savez, les petits nuages qui surplombent un chapelet de bulles qui file (le chapelet) en direction du personnage, et qui est sensé suggérer une pensée propre au personnage, et surtout inaudible pour son entourage direct.

 

 

Bien qu’il soit absurde de faire afficher les pensées, de quelqu’un, sauf si on est télépathe, il est quand même nécessaire de formaliser la pensée d’un personnage, afin de rendre l’histoire compréhensible, et « fluide » dans son déroulé... Sinon, le lecteur il refermera le livre, et en le rangeant dans le rayon du libraire, il se libérera la conscience d’un « j’ai rien compris ».  

 

Bref... Je n’aime pas les bulles nuages, mais il faut quand même que je glisse un phylactère décrivant les pensées du personnage. J’ai donc regardé de près comment certains auteurs contournent le problème, et en regardant le travail de Bill Sienkiewicz sur ses albums Elektra Assassin, Guerre et Amour, et Stray Toaster, j’ai remarqué que les pensées étaient affichées dans des phylactères de formes et surtout de couleurs  différentes que ceux utilisés pour les dialogues... Il arrivait ainsi à s’affranchir de l’usage de ce fameux chapelet pas très beau.  Les couleurs étant limitées pour mes planches, je me suis donc penché sur la forme de la bulle de pensée. La forme oblique fait une sorte « d’italique » suggérant ainsi le secret de la pensée, mais en plus, donne involontairement une direction qui attache la bulle à son auteur, si on la place correctement.

 

Donc, acte.   

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